En mai, fais ce qu’il te plaît. Ton corps, lui, sait déjà.
- Laetitia Navarro
- 1 mai
- 3 min de lecture

On passe beaucoup de temps à réfléchir, analyser, contrôler.
À chercher des réponses à l’extérieur. À vouloir “bien faire”.
Et si, en réalité, une partie de vous savait déjà ?
Votre corps.
Pas de temps en temps. Tout le temps.
Le problème, ce n’est pas qu’il ne parle pas.
C’est qu’on ne l’écoute plus vraiment.
Quand on se déconnecte de ses sensations
Il suffit d’observer un enfant pour comprendre.
Un enfant s’arrête de manger quand il n’a plus faim. Il ne culpabilise pas. Il écoute sa faim !
Il mange pour se nourrir…
Chez l’adulte, c’est souvent différent.
On mange sans faim, parce que “ce serait dommage de jeter”. On se restreint, pour correspondre à une image. On compense, parfois sans même s’en rendre compte.
Et peu à peu, on perd ce lien simple avec ses sensations.
On ne sait plus toujours si l’on a faim… ou si l’on cherche à combler autre chose ;)
Le corps et l’émotion : deux faces d’une même réalité
Lors d’une conférence du Philippe Dransart, une idée m’a particulièrement marquée :
Il existe toujours deux dimensions à ce que nous vivons.
Une dimension physique — le corps, les symptômes, le fonctionnement. Et une dimension émotionnelle.
Comme les deux faces d’une même pièce.
On ne peut pas réellement prendre soin de soi en ignorant l’une ou l’autre.
Il propose également trois portes d’entrée complémentaires :
la forme (alimentation, toucher, mouvement)
la conscience (le regard que l’on porte sur ce que l’on vit)
l’énergie (ce qui circule… ou pas)
En kinésiologie, on parle du triangle de la santé.
Cette approche permet de ne plus voir le corps comme un problème à corriger, mais comme un langage à comprendre.
Notre environnement parle aussi de nous
Ce lien au corps ne se joue pas uniquement à l’intérieur de nous.
Il se reflète aussi dans notre environnement.
En ce moment, je suis bêta-testeuse pour Arline FirenK, spécialisée en optimisation des espaces.
Et une évidence s’est imposée : notre maison est une extension de notre corps.
Un espace peut être apaisant… ou stressant.
Clair… ou saturé.
Un chiffre interpelle : nous utilisons 20 % de nos objets 80 % du temps.
Le reste s’accumule. Occupe l’espace. Attire le regard.
Et finit, sans qu’on s’en rende compte, par alourdir aussi l’esprit.
Le désordre extérieur crée souvent du bruit intérieur.
Alléger son espace, c’est parfois déjà commencer à s’alléger soi-même.
Revenir à l’essentiel… et remettre de la joie
Revenir à son corps, ce n’est pas tout maîtriser.
C’est, au contraire, réapprendre à ressentir.
Et aussi… remettre un peu de légèreté.
Je suis tombée récemment sur le livre Power Patate, qui explore la science du bonheur.
Un rappel simple mais essentiel : cultiver l’optimisme, la gratitude, l’émerveillement est bénéfique pour notre santé mentale et physique.
Un rituel très accessible peut déjà faire la différence.
Au lieu de demander : “C’était bien ta journée ?”
Essayez : “C’est quoi les 3 trucs que t’as kiffé aujourd’hui ?”
Avec vos proches… ou juste avec vous-même.
Et si vous commenciez à écouter ?
Revenir à soi ne demande pas forcément de grands changements.
Parfois, cela commence par trois questions simples :
Qu’est-ce que je ressens ?
Où est-ce que je le ressens dans mon corps ?
Depuis quand ?
Sans chercher à analyser immédiatement.
Juste… observer.
Pour aller plus loin
Si ces réflexions résonnent en vous, c’est peut-être que votre corps essaie déjà de vous dire quelque chose. Ma proposition pour vous serait de revenir à l’essentiel : écouter, alléger, et remettre un peu de joie là où ça s’était assombri.



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